sábado, 25 de agosto de 2007

Avec le Temps


Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Mêm’les plus chouett’s souv’nirs ça t’a un’ de ces gueul’s
À la Gal’rie j’Farfouill’ dans les rayons d’la mort
Le sam’di soir quand la tendress’ s’en va tout seule

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre à qui l’on croyait pour un rhum’ pour un rien
L’autre à qui l’on donnait du vente et des bijoux,
Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous,
Devant quoi l’on s’traînait comme traînent les chiens;
Avec le temps, va, tout va bien.

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie les passions et l’on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid.

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l’on se sent tout seul peut’être mais peinard
Et l’on se sent floué par les années perdues,
Alors vraiment,
Avec le temps… on n’aime plus.

Léo Ferré

Olhas-me


Olhas-me,
tua dúvida, minha certeza
deste azul, quase turquesa

és a tua própria cruzada
timoneiro à solta
sem pose estudada,
que busca a liberdade
não o esquecimento celebrado,
mas o tempo certo encontrado

sigo-te, prisioneiro
na tua arte em cativeiro
voz e luz de farol
crias
descrias e
recrias
luas sem Sol

integro-te e tu libertas-me


Chris

O Eterno Momento do Agora


Nunca amei ninguém, sei
Passei sempre
Tocando o inevitável logro
Disfarçando incómodos

Não enganei, enganei-me
Realizando o trajecto do conhecimento
Menos por mais
Aqui por ali
Ontem por hoje

Regresso à gruta da plenitude
Quebrando os ponteiros dos relógios
O pulsar do ventre gordo da ansiedade
Secando as gotas do suor sinuoso
Que me encharca os sonhos acordados

Afasto os lamentos
O que poderia ter sido
O que me deviam ter dado

Foi como foi
Assim por assim
No eterno momento do agora

(Amr)